Éric Maeker

Éric Maeker

@dr.maeker.fr

#Gériatre #Psychogériatre #SoinsPalliatifs #Auteur #Empathie maeker.fr Améliorer la santé et la qualité de vie des personnes âgées Approche Humaniste Aucun conflit d'intérêt

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🩺 Dr Maeker Éric & Maeker-Poquet Bérengère #Gériatrie #Psychogériatrie #SoinsPalliatifs ℹ️ Ressources pour : • Personnes âgées et seniors • Aidants • Professionnels de santé 👇 Retrouvez les informations importantes du compte ci-dessous

« Un simulateur de situation de handicap. » Un collègue universitaire renomme ainsi la combinaison de vieillissement. J'ai relu pour la revue un essai espagnol : 82 soignants d'EHPAD, ceux qui l'enfilent progressent sur une échelle d'empathie. 1/3

Une seconde échelle ne bouge pas. Mesures déclaratives, à court terme. Son objection tient : un corps alourdi en quelques secondes ne dit rien de quatre-vingts ans vécus, et le stéréotype guette sans débriefing. 2/3

« Préviens papa que j'ai rangé le vélo. » Dix photos de son époque. La musique de ses vingt ans. Trente minutes de marche. Ce jeudi, 19 h 30, pour les familles et les aidants. 1/2

L'intervention la moins attendue : l'aidant. Se former fait au moins aussi bien que les médicaments sur les troubles du comportement. Ailleurs, des effets modérés, pas de miracle. Demain, 19 h 30. 1/2

Des élèves crochètent des cœurs pour des inconnus en fin de vie. À Hamilton, au Canada, le projet « 3 Wishes » recueille les derniers souhaits des personnes hospitalisées qui vont mourir : 2305 souhaits exprimés, 98,9 % réalisés. 1/3

Des écoles s'y associent. Cartes, sachets de lavande, boîtes à souvenirs. Les élèves ont pris part à 162 souhaits, pour un quart des défunts. Un sachet de lavande posé sur un drap d'hôpital, et la chambre change d'odeur. 2/3

La maison tient tant que l'aidant tient. L'épuisement des aidants compte parmi les premières causes d'entrée en EHPAD. La personne âgée pourrait souvent rester chez elle. La famille, elle, arrive à bout de forces. 1/4

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Prendre soin de soi compte parmi les conditions du maintien à domicile, au même titre que la barre dans la douche. Qui relaie l'aidant, chez vous, une journée par semaine ? 3/4

La maison tient tant que l'aidant tient. L'épuisement des aidants compte parmi les premières causes d'entrée en EHPAD. La personne âgée pourrait souvent rester chez elle. La famille, elle, arrive à bout de forces. 1/4

Dans Amour, Georges gère tout seul. Il refuse l'aide extérieure. Il s'épuise, et l'appartement se referme sur eux deux. Une part confiée à d'autres, un temps de répit, un groupe de parole ou un accueil de jour, bien avant d'être à bout. 2/4

La machine propose. L'infirmière vérifie, puis s'assoit. Une revue de 26 études sur l'IA en soins infirmiers et communautaires : les tâches partagées restent surtout physiques. Le relationnel attend. 1/3

Cinq rôles infirmiers émergent, dont valider ce que l'IA produit. Les auteurs veulent l'IA adossée au jugement professionnel et à une présence humaine, sans quoi le soin centré sur la personne s'effiloche. 2/3

Une fille tend un selfie à sa mère. Preuve qu'elles se ressemblent. La mère vit ce matin-là ses six ans. Elle se fâche. Que faire chez soi, sans médicament ? Jeudi 22, 19 h 30, pour les familles. 1/2

« Le burn-out s'atténue-t-il avec l'expérience ? » Chez 40 infirmiers de soins critiques, l'ancienneté va avec un épuisement plus bas et une satisfaction plus haute. Le stress traumatique secondaire reste identique. Journée de la santé mentale. Le temps use moins. 1/2

Il m'arrive d'expédier une consultation. Le service déborde, le détachement s'installe sans bruit. Hiérarchie, minutes comptées, relation en dernier. Une revue australienne veut la fatigue de l'empathie reconnue comme risque professionnel. 1/2

« Préviens papa que j'ai rangé le vélo dans le garage. » La mère de Solange vit avec une maladie de la mémoire. Ce matin-là, elle avait six ans. Solange a sorti son téléphone, un selfie, pour lui montrer comme elles se ressemblent. 1/5

« C'est pas moi, je suis pas vieille. » Fâchée. Solange pleurait avant de s'asseoir. Son café a refroidi sur la table. Sur l'écran, deux femmes : l'une passé la soixantaine, l'autre passé les quatre-vingts. Le pont était trop long. 2/5

Pendant une demi-heure, nous avons cherché un album, la maison de l'enfance, l'école, le vélo peut-être, sans tenter de la ramener à aujourd'hui. Aucune question du type « tu te souviens ? », qui met en échec. 3/5

Aux urgences, vingt-six personnes ont dicté leur récit de vie. Quelques lignes dans le dossier. Quarante-trois soignants les ont lues : 84 % disent que ces récits nourrissent leur empathie, 79 % y voient un bon usage du temps clinique. Un service, du déclaratif. 1/2

600 lits gagnés en dix ans. Vingt départements sans unité. Atlas 2026 : 8 666 lits de soins palliatifs en France, 180 unités de soins palliatifs, 438 équipes mobiles. La progression est réelle. La carte reste trouée. Compter des lits dit peu du délai d'accès.

1/ Chute, troubles cognitifs, dénutrition. Voilà l'écrit. Le reste tient ailleurs : un métier, des enfants, une langue apprise tard, un goût pour les tomates du jardin. 2/4

« Tu as l'air triste. » Trois mots ouvrent une porte. 🧵 Avec une maladie de la mémoire, NURSE se ramène à deux gestes : nommer très court, soutenir plus court encore. Le ton de voix porte le reste. 🌿 1/2

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5 leviers validés : évaluer le risque, exercices d'équilibre (le Tai Chi fonctionne), revoir les médicaments, sécuriser le domicile, nutrition. Chaque facteur est accessible. La combinaison change tout. 3/4

C'est la peur qui suit. Le repli. Les déplacements évités. L'autonomie qui s'étiole — parfois plus vite que la chute ne l'aurait fait. Les chutes ne sont pas une fatalité. Elles s'anticipent. 2/4

La faim s'en va. La soif reste. Série américaine, 20 personnes accompagnées jusqu'au bout après l'arrêt volontaire de boire et de manger. Décès en 9,6 jours en moyenne. Soif documentée chez 55 %, faim chez 15 %. Le soin de bouche devient le geste central.

L'empathie ressemble à un variateur. Rarement à un interrupteur. 🧵 Son intensité se calibre à la personne, au moment, et à soi. Deux heures pour dérouler un seul récit clinique : celui d'Eila et de son fils, du prologue à l'épilogue. 1/3

2/ Calibrer sa présence. Rencontrer la personne là où elle est. Décoder « je veux mourir » : dessous, une souffrance globale, une douleur, la peur d'être un fardeau, le sentiment de dignité perdue, l'isolement. 2/3