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Non, cette vidéo ne montre pas des articles, volés le 17 octobre, revendus à la sauvette en France

lessurligneurs.euNon, cette vidéo ne montre pas des articles, volés le 17 octobre, revendus à la sauvette en France - Les SurligneursSource :Compte Facebook, le 20 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Stocks dévalisés, vitrines cassées… « Au moins 3 000 » commerces ont été touchés par les dégradations et les vols qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu lundi 19 octobre . Les dégâts se compteraient en « centaines de millions d’e uros » , selon Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), sans chiffrage précis pour l’heure. Moins de 48 heures après les pillages, certaines marchandises dérobées se seraient retrouvées sur les plateformes de revente en ligne, comme Vinted, Leboncoin ou eBay, ont rapporté plusieurs médias . Le gouvernement a demandé dès lundi aux plateformes de retirer les annonces concernées. Cette revente rapide de produits pillés se déroulerait aussi en physique dans des centres urbains français, si l’on en croit les réseaux sociaux. Plusieurs internautes déplorent, vidéo à l’appui, que le fruit des pillages de magasins soit revendu à la sauvette dans l’Hexagone. « Les rues de France se sont transformées en marché de tous les articles […] volés dans les magasins pillés » , écrit cet internaute . Mais la vidéo censée attester de ces recels n’a pas été tournée en France et est apparue en ligne bien avant le 17 octobre. Des éléments de décor… madrilènes Tourné de nuit, le clip supposément incriminant montre sept revendeurs installés sur la voie publique. À l’entrée d’une bouche de métro, ils ont déposé sur le sol, sur des draps blancs, deux types de marchandise : des maillots de football et des sacs à main. Un coup d’œil attentif à la vidéo permet d’affirmer que ces images n’ont pas été prises en France, mais en Espagne. Premier détail visible en arrière-plan : un panneau « Farmacia » au-dessus d’une officine. Deuxième détail : le nom de la bouche de métro concernée (« Gran Via »). À l’arrêt sur la chaussée, on aperçoit aussi un bus de la « Linea Cero », ligne qui traverse le centre de la capitale espagnole . Sur les vitres du véhicule, on lit « Madrid » en lettres capitales blanches. Entre deux mouvements de caméra, il est aussi possible d’entrevoir le sigle officiel du métro madrilène : un diamant rouge traversé par une bande bleue, créé par l’architecte Antonio Palacios il y a plus d’un siècle. Ce sigle ne correspond à aucun des mâts du métro parisien recensés par la RATP . Mais, refermons ici la parenthèse Lorànt Deutsch (ou Stéphane Bern si vous préférez !). Si la scène est authentique, elle a donc été tournée à Madrid. Par ailleurs, aucun élément, présent sur la vidéo, ne permet d’affirmer que ces marchandises sont issues de pillages. Une vidéo déjà en ligne le 12 octobre  Nos confrères espagnols du média Maldita.es ont pu remonter la piste de cette vidéo. Ils relèvent qu’elle était déjà en ligne depuis le 12 octobre (au moins) — soit cinq jours avant la mobilisation parisienne émaillée de pillages — comme le montre cette archive web . L’internaute qui a publié cette vidéo a assorti son post d’un commentaire : « Non seulement ils [les vendeurs de rue] se livrent à une activité illégale, mais ils entravent également la circulation des piétons sur le trottoir, entre la Gran Vía et Callao, l’une des rues les plus fréquentées de Madrid. » Il n’y fait aucune mention de la France ou des pillages. Contrairement aux dires de certains internautes, ce clip a été tourné dans les rues de Madrid au moins cinq jours avant le début des violences urbaines et ne montre donc pas le recel de produits volés en France le weekend du 17 et 18 octobre. 1,1 million de vues sur Instagram et Facebook D’après les analyses de Maldita.es , cette vidéo assortie de fausses allégations cumulait au 21 octobre 2026 1,2 million de vues sur X, 1,1 million sur les réseaux sociaux de Meta (Instagram, Facebook et Threads) et 200 000 sur TikTok. Elle a été diffusée dans au moins 16 langues : en russe, chinois, arabe, turc, espagnol, par exemple. Et a été repartagée par le média prorusse RT (anciennement Russia Today ), financé par le Kremlin, mais également par Newsforce (plus 600 000 abonnés sur X) ou encore par le quotidien turc Hürriyet, proche du pouvoir, relèvent les journalistes espagnols.   Auteurs : Autrice : Delphine Schiltz, journaliste Relecteur : Maylis Ygrand, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Delphine Schiltz, journaliste L’article Non, cette vidéo ne montre pas des articles, volés le 17 octobre, revendus à la sauvette en France est apparu en premier sur Les Surligneurs .

Fusillade dans un collège d’Aubagne : non, cette photo n’est pas celle du collégien qui a ouvert le feu

lessurligneurs.euFusillade dans un collège d’Aubagne : non, cette photo n’est pas celle du collégien qui a ouvert le feu - Les SurligneursSource :Compte Facebook, le 14 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Un lynchage public en bonne et due forme. Plusieurs internautes diffusent en ligne le cliché d’un jeune homme qu’ils désignent comme étant le collégien impliqué dans la fusillade survenue à Aubagne, le 12 octobre 2026. Un adolescent de 14 ans avait ouvert le feu au fusil de chasse dans le collège Joseph Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) où il était scolarisé, blessant le principal de l’établissement et une professeure . Le collégien a été placé en garde à vue puis en détention provisoire le 14 octobre, conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste . Lequel a ouvert une enquête de flagrance pour « tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste » . Selon les premiers éléments communiqués, l’adolescent serait lié à la True Crime Community (TCC), mouvance qui glorifie les tueries de masse , importée des États-Unis. Pour dénoncer cette attaque, la première du genre reconnue dans une école française , plusieurs internautes ont publié en ligne la photo d’un jeune homme qu’ils présentent comme étant le responsable de la fusillade du 12 octobre 2026 : « Voilà la photo du “pauvre lycéen” qui a tiré sur un proviseur et un prof à Aubagne » , écrivent-ils. Partagé sur X par un compte d’extrême droite , le supposé cliché de l’assaillant présumé comptabilise, le 26 octobre, plus de 150 000 vues. Le jeune homme n’est pas blanc, ce qui a suscité des allusions racistes : « On comprend mieux pourquoi les juges ont demandé aux médias de ne pas divulguer [sa photo] » , allègue cet internaute . Or, l’image ne montre pas l’adolescent impliqué dans les tirs au collège d’Aubagne le 12 octobre 2026. La photo d’un majeur condamné au Québec En réalité, ce visage correspond à celui de Muwaz Ullah, un jeune homme de 21 ans, condamné pour un meurtre survenu le 18 janvier 2024 à la gare de Saint-Lambert à Montréal, au Canada. Sa photo avait été diffusée en juin 2024 par la police canadienne au moment de son arrestation aux côtés de quatre autres suspects, comme en atteste ce post Facebook . Le jeune homme, 19 ans au moment des faits, a été jugé à l’hiver 2026. Son portrait réapparait dans un compte rendu d’audience publié le 19 février 2026 par le Journal de Montréal . Sous le cliché, cette légende : « Muwaz Ullah a plaidé coupable du meurtre au deuxième degré de Gabriel Lauzier, un jeune revendeur de vapoteuses, survenu le 18 janvier 2024 à la gare de Saint-Lambert. »  La photo qui circule en ligne ne montre donc pas l’adolescent de 14 ans impliqué dans les tirs au collège d’Aubagne le 12 octobre 2026, mais un majeur, identifié par la police et la presse canadienne, impliqué dans une affaire de meurtre commis au Québec en 2024. 15 000 euros d’amende Rappelons que l’article L513-4 du Code de la justice pénale des mineurs interdit « la publication, par tout moyen, de tout texte ou de toute illustration concernant l’identité et la personnalité des mineurs auteurs d’infraction », qu’ils soient poursuivis ou condamnés. La décision « rendue en audience publique à l’encontre du mineur peut être publiée, mais sans que les nom et prénom du mineur soient indiqués, même par une initiale », précise aussi le texte. Diffuser la photo d’un mineur délinquant, publier son nom ou des éléments permettant de le reconnaître est puni d’une amende de 15 000 euros. L’article 39 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse interdit, pour sa part, de diffuser, de quelque manière que ce soit, des informations relatives à l’identité d’un mineur victime d’une infraction, d’un mineur en fugue, d’un mineur qui s’est suicidé ou d’un mineur délaissé par ses parents ou ceux qui en ont la garde.   Auteurs : Autrice : Delphine Schiltz, journaliste Relecteur : Maylis Ygrand, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Delphine Schiltz, journaliste L’article Fusillade dans un collège d’Aubagne : non, cette photo n’est pas celle du collégien qui a ouvert le feu est apparu en premier sur Les Surligneurs .

Des fusils automatiques ont-ils été retrouvés entre les mains de manifestants le 17 octobre ?

lessurligneurs.euDes fusils automatiques ont-ils été retrouvés entre les mains de manifestants le 17 octobre ? - Les SurligneursSource :Compte X, le 18 octobre 2026 Etiqe :démenti Contenu : Des groupes armés jusqu’aux dents auraient-ils sévi le 17 octobre ? Au cours des violences survenues lors des importantes manifestations contre la vie chère, des «  kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion ont été retrouvés parmi les mains d’émeutiers présentés comme proches de la mouvance islamiste » , rapporte la journaliste du Journal du Dimanche ( JDD ) Lara Tchekov, sur le plateau de CNews, dimanche 18 octobre. «  Des individus ont été repérés à Paris, en région parisienne, également à Marseille et à Lyon » , poursuit-elle, citant une source de choix : la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Relayée par Lara Tchekov sur son compte X , l’affirmation, vue plusieurs centaines de milliers de fois, fait rapidement le tour des réseaux sociaux, reprise par de nombreux internautes ( ici , ici ou encore là ). Seul bémol, la DGSI a formellement réfuté, à plusieurs reprises, les dires de la journaliste – qui a, depuis, présenté ses excuses. « Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations » Interrogée dès le lendemain au sujet de ces prétendues révélations, la DGSI dément catégoriquement auprès du Monde et de Libération . «  C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet. La DGSI dément complètement cette information » , insistent les services de renseignements auprès de nos confrères de CheckNews. Le lendemain, c’est au tour de la rédaction de CNews de prendre ses distances avec les dires de Lara Tchekov. «  La rédaction de CNews n’a jamais été informée de ce genre de choses et la DGSI a d’ailleurs démenti les choses. Elle a tout simplement démenti formellement la véracité de ces propos » , insiste le journaliste de la chaîne , Tanguy Hamon. Lors de son passage à l’antenne, deux jours plus tôt, Lara Tchekov n’avait pas été remise en question et ses propos n’avaient fait l’objet d’aucune vérification en direct. Malgré ce rétropédalage de CNews, la journaliste du JDD continue de défendre sa version dans un post sur X , mais tient à «  apporter des nuances » . «  Ces informations dont je maintiens la véracité ne m’ont pas été transmises par le biais d’une communication officielle de la DGSI, mais par des sources concordantes au sein du renseignement » , explique-t-elle, sans pour autant que cette précision n’ait été faite, deux jours plus tôt. «  Mes excuses pour cette approximation » , conclut-elle. La veille, elle avait affirmé «  détenir des photos » de ce qu’elle avançait à Libération . Néanmoins, jeudi 22 octobre, Lara Tchekov est de retour sur le plateau de CNews , dans l’Heure des Pros… cette fois pour une «  mise au point » . Au micro, elle reconnaît de nouveau avoir «  obtenu des informations qui ne venaient pas de la direction de la DGSI » . S’ensuit un bref mea culpa : «  Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations auprès de la direction de la DGSI. » Autrement dit, la véracité de l’affirmation initiale de Lara Tcheckov n’avait jamais été établie avant d’être diffusée et a depuis été officiellement démentie par la DGSI.   Auteurs : Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article Des fusils automatiques ont-ils été retrouvés entre les mains de manifestants le 17 octobre ? est apparu en premier sur Les Surligneurs .

Mobilisation du 17 octobre : des policiers ont-ils pillé un magasin à Limoges ?

lessurligneurs.euMobilisation du 17 octobre : des policiers ont-ils pillé un magasin à Limoges ? - Les SurligneursSource :Compte Facebook, le 18 octobre 2026 Etiqe :méprise Contenu : Si les images de la mairie de Limoges en feu ont fait le tour du monde, une autre séquence captée dans le chef-lieu de la Haute-Vienne est devenue virale sur Internet à la suite de la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre, émaillée de débordements. On y voit, durant quelques secondes, des motards de la police récupérer ce qui semble être une paire de chaussures d’un magasin et les placer dans l’une des valises latérales de leur deux-roues. Dans un contexte d’accusations de violences policières et de débats sur le maintien de l’ordre, la vidéo a été largement commentée sur les réseaux sociaux . « Après les flics déguisés en casseurs, les flics qui pillent les boutiques tranquillement » , s’indigne un internaute sur Facebook. « Les pilleurs en action… que fait la police ? » , fait semblant de s’interroger ironiquement un autre. Mais alors que fait réellement la police dans cette vidéo ? Contrairement à ce qu’affirment les publications sur les réseaux sociaux, les agents filmés n’ont pas participé aux pillages qui ont touché la ville de Limoges le 17 octobre. Explications. Démenti de la police et la justice Dans un communiqué , publié deux jours après les faits, le parquet de Limoges indique que les deux policiers sont intervenus dans ce magasin « dans le cadre d’une intervention judiciaire » . Ces derniers, explique encore le parquet, ont « reçu l’ordre de l’officier de police judiciaire d’appréhender les effets immédiatement accessibles depuis la vitrine pour être exploités dans l’enquête initiée pour vol aggravé » . Le magasin, de la marque Lacoste, avait été « préalablement dégradé et pillé » , précise le communiqué. Une version confirmée par la police nationale dans un message publié sur son compte X . « Non, les policiers n’ont pas pillé de magasins à Limoges » , peut-on y lire. La police rappelle par ailleurs que « les effets ont par la suite été restitués au magasin » . Une information corroborée par le gérant de la boutique lui-même auprès de plusieurs médias, tels que Le Parisien , France 3 et Le Populaire du Centre . Le média local écrit, à ce sujet, que le responsable du magasin a confirmé “la restitution d’affaires par la police, y compris la paire de baskets blanches” , celle visible sur la vidéo. D’après BFMTV , le même scénario et les mêmes accusations trompeuses ont visé d’autres policiers à Marseille.   Auteurs : Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article Mobilisation du 17 octobre : des policiers ont-ils pillé un magasin à Limoges ? est apparu en premier sur Les Surligneurs .