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Assez logiquement, car All In with Chris Hayes; est un talk show sur l'actualité maintes fois primé (2 emmys entre autres) et très regardé. On ne parle pas d'une émission de second plan.

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L'extrait commence (mal) par un extrait des propos d'Harry Potter, pardon Jacob Coxon, l'ingénieur célèbre pour son départ d'Anthropic sur Fox News. Où il compare l'IA aux armes nucléaires sans qu'on lui apporte la moindre contradiction.

Puis Chris Hayes donne la parole à son invité, Bernie Sanders, décrit comme "un des politiciens qui se réveille sur le sujet des dangers de l'IA et le rôle nécessaire du gouvernement dans sa régulation", ce qui pose direct le ton plutôt peu critique de l'interview.

Dès la première réponse le mot "superintelligence" est prononcé par un Bernie décidément à fond sur le sujet. bsky.app/profile/anca...

Antoine C.@ancadweb.com

Bernie Sanders a décidément viré à fond doomer. Il a signé une lettre à Altman, Zuckerberg et Amodei leur demandant de pauser le développement de l'IA "pour éviter un désastre". www.theguardian.com/technology/2...

Qui ensuite se félicite d'avoir organisé une rencontre entre les parlementaires et "the most knowledgeable people on the issue", sans que Chris Hayes (pourtant connu pour s'être pas mal intéressé par le passé et d'une manière critique à la mouvance TESCREAL*) songe à lui demander qui ils sont.

C'est vrai mais le problème est de le faire d'une manière qui : a) sert le discours des compagnies d'IA en insistant sur "superintelligence" b) reconnait comme experts des personnages douteux qui sont les premiers à vouloir développer l'AGI pour peu qu'elle soit controlable (par qui ?)

Et s'il ne l'évoque pas ici, il y a aussi son idée de fonds souverain qui prendrait une part dans les compagnies IA sous prétexte de redistribuer des bénéfices... Qui si ça arriverait entrainerait surtout une solidarité automatique de l'état envers elles, le jour où la bulle de l'IA éclate.

Enfin en gros Sanders apparait sous influence d'un lobby dont les intentions sont moins d'aboutir à une pause de l'IA que d'influer sur comment elle sera régulée.

l’argument le plus convaincant pour moi est la question du risque. Seulement 3% de risque est déjà trop. Nous avons créé un « organisme » digital qui «  pourrait » nous dépasser. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité. Donc cela vaut bien d’y réfléchir à deux fois, non?