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2/ Aucune certitude qu'on se dirige vers un tel scénario. Si je devais jouer au global forecaster, je lui donnerais plutôt du 5% de chances que du 80%. Mais ce qui me terrifie c'est que je ne vois aucune raison valable de l'écarter absolument (et encore moins du - extrême mais restant monstrueux).

3/ Le fait est que le début de présidence de Trump est plutôt plus brutal que je l'imaginais, là où j'aurais plutôt vu des premiers mois juste consacrés à placer des pions pour la suite. Et que le peu de résistance que ça entraine n'a rien pour rassurer.

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4/ Au final je me dis que si quelque chose peut aider le pire à se produire, c'est bien la tendance générale à s'auto-censurer plutôt que d'envisager sur quoi pourraient déboucher des USA virant fascistes, aboutissant à normaliser des choses qui n'ont pas lieu de l'être. shorturl.at/LBXYX

5/ Un truc qui me frappe en effet à lire la plupart des analyses, même qui emploient les mots fascisme ou nazisme et s'intéressent aux discours de l'ED US, c'est qu'elles restent très en deça de vraiment les voir appliquer leurs idées.

6/ On est tous tellement habitués de l'association entre les Etats-Unis et la démocratie (ou la défense d'un "monde libre") qu'on a du mal à envisager et se préparer au fait que ça pourrait réellement prendre fin (et de s'illusionner sur la capacité de "checks & balance" etc de contenir le pouvoir).

7/ Au plus la plupart des analystes s'inquiètent que Trump puisse suivre l'exemple d'un Orban. Faire des USA une "démocratie illibérale" en menant les politiques réactionnaires et autoritaires déjà publiquement annoncées, et renforcer les discriminations que subissent certaines minorités.